Ariel Kyrou

Ariel Kyrou se définit comme un « panseur intellectuel ». La question de l’exil semble en permanence à la périphérie de ses travaux. Elle est sous-jacente au livre qu’il a cosigné avec mounir fatmi : Ceci n’est pas un blasphème, La trahison des images : des caricatures de Mahomet à l’hypercapitalisme (Inculte / dernière marge / Actes Sud, mai 2015). Mieux : c’est sa version virtuelle, celle de l’exil à soi-même via les nouvelles technologies, voire le fanatisme ou la désolation mentale de notre temps, qui habite le film dont il a été coscénariste, Dans les mondes de Philip K. Dick (Nova Prod, Arte, mars 2016), ou beaucoup de ses livres comme Révolutions du Net (Inculte, 2012), Google God, sous-titré « Big Brother n’existe pas, il est partout » (Inculte, octobre 2010, ABC Dick (Inculte, 2009), surtout Paranofictions, Traité de savoir vivre pour une époque de science-fiction (Climats / Flammarion, 2007) ou encore Réinventer le travail sans l’emploi (Institut Diderot, mars 2017). Ariel Kyrou a été l’un des pionniers du Net via Moderne Multimédias, dont il est directeur associé, par exemple avec le Virgin Megaweb en 1995. Membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes, il est rédacteur en chef de Solidarum, « base de connaissance pour l’invention sociale et solidaire » (http://www.solidarum.org/) ainsi que de la revue Visions solidaires pour demain, du site Culture Mobile (www.culturemobile.net) et du Digital Society Forum (http://digital-society-forum.orange.com/fr/). Il est par ailleurs directeur éditorial du festival d’art contemporain a-part et professeur d’histoire critique des cultures actuelles au département SACIM (Science, Arts, Cultures, Innovations, Multimédia) de l’Université de Versailles / Saint-Quentin en Yvelines.